Le sang jamais n’oublie – Les mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot

par La Chouette

Editeur : Gallimard Jeunesse
Date de sortie : 20 septembre 2018
ISBN-10 : 2075099219
Prix : 6,49 €
Disponible sur liseuse : Oui à 3,99 €
Série : Les mystères de Larispem
Nombre de tomes sortis en France : 3 – Trilogie terminée

De quoi ça parle ?
Larispem, 1899. Dans cette Cité-État indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent : Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. À la veille des célébrations du nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères du Sang étaient revenus pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

J’ai une sorte de fascination pour le steampunk… J’aime énormément Jules Verne, qui est une référence pour beaucoup dans cet univers mais en vérité je n’en ai que très peu lu… Et encore moins aimé… J’ai donc tenté un livre jeunesse pour voir si j’adhérais un peu plus…

Une chose est sure, c’est que l’auteure nous dépayse ! Cela est plus que « seulement » avoir une technologie basé sur la vapeur. Bon, vous me direz que le steampunk, ce n’est pas que ça, même en temps normal. Mais se baser sur la fait que la Commune de Paris ait gagné, que les nobles aient été foutus à la porte et que les bouchers soient extrêmement respectés, tout en gardant une cohérence, est un joli tour de force.

Un anagramme. Ce n’est pas seulement un revendeur, c’est un partisan des aristocrates

Liberté

L’auteure a également développé un patois des bouchers… Si cela apporte une immersion supplémentaire, j’avoue que j’ai eu énormément de mal à traduire ce patois et à le comprendre. Pourtant, l’auteure nous explique comme cela fonctionne une première fois dans l’histoire, une seconde fois dans ses notes à la fin du livre.

La quatrième de couverture ne divulguait pas grand-chose sur l’histoire et j’avoue avoir été surprise de la tournure. Je m’attendais à une rencontre beaucoup plus tôt de tous les protagonistes. Et finalement, dans ce tome, chacun va faire son chemin et son intrigue avant de se croiser vers la fin…

Beaucoup de personnages, une seule intrigue…

Il y a donc plusieurs personnages, dont certains secondaires sont pour moi à la limite d’être au centre de l’histoire. Liberté, une jeune femme timide, avec le cœur sur la main, qui est fascinée par les automates et autres mécanisations. Elle est talentueuse dans son travail et pourtant, rode la nuit avec Carmine pour voler d’anciens objets appartenant aux nobles. C’est vraiment le personnage avec qui j’ai le plus adhéré de l’histoire.

Carmine, bien qu’elle soit un personnage principal, m’a semblé plus secondaire dans ce tome. Apprentie bouchère, elle bénéficie des nombreux avantages de son métier. Pourtant elle fait partie des minorités de cette profession : noire de peau et une femme. Elle a un caractère bien trempé mais est fidèle à ses proches. Enfin, Nathanaël est un orphelin qui va rapidement découvrir qu’il a des dons et qu’il descend probablement de nobles pratiquant la magie.

L’intrigue sous fond de révolte des nobles oppressés, se met en place doucement dans ce livre qui prend plus de temps à nous dévoiler Larispem et le mode de vie de ses habitants. Si l’intrigue me semble intéressante, je n’ai pas eu particulièrement d’attachement aux personnages et c’est dommage… Par contre, les personnages « mauvais », eux, ne m’ont pas laissé insensibles.

Il ne me reste qu’à lire le tome 2 pour savoir si cette saga va répondre à mes attentes ou non…

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